antoine.

Il y a cette vieille phrase qui permet d’introduire les rencontres de jeunesse : « nous nous sommes rencontrés sur les bancs de l’école ». Ce fut le cas d’Antoine et moi, à Maastricht en 2013. On commençait nos études en « Arts & Culture » à l’université de Maastricht, aux Pays-Bas. Nul de nous deux savait que huit ans plus tard, on serait quasiment voisins dans le 17e arrondissement de Paris.

Le fait est qu’Antoine est un bijou dans ma vie, et l’a été dans toutes les étapes de ces dernières années. Nous avons traversé les salles embuées de boîtes néerlandaises, avons dansé en duo dans nos salons respectifs sur de Diana Ross, avons enchaîné les boissons infâmes du ALLA pour se retrouver à enchaîner les doses de caféine au café de l’université quelques heures plus tard. On s’est également retrouvés à déguster une tarte au citron accompagnée d’une coupe de champagne hors de prix au Café de Flore. A l’époque, on pensait que c’était ça être parisien.nes ! Désormais, on se contente de se promener au Parc Monceau et de flâner dans les rues désertes de l’ouest de la ville, à se plaindre souvent, mais surtout pour s’épauler. Antoine sait aussi me canaliser. C’est une des personnes les plus franches que je connaisse : jamais dans la critique mais dans l’alerte, il sait me mettre des stops lorsque je vais trop loin, ou que je me perds. Plusieurs fois, il a su m’éclairer le chemin et faire de sa maison, son safe place, un espace ou je pouvais me sentir sereine.

Nous nous sommes souvent retrouvés dans des circonstances propices à la non-discussion. Mais Antoine me cerne mieux que quiconque, et je pense qu’on est assez semblables au fond. Derrière nos apparences à paillettes et notre joie de vivre se cache une timidité tendre et délicate. Aujourd’hui je rends hommage à l’un des hommes de ma vie, dans ces portraits scintillants.

Quelle place détient le vêtement dans ta vie ?

 

La mode a une place importante dans ma vie car elle me permet de renforcer mes sentiments et de rentrer dans un personnage. C’est comme une armure me permettant de me protéger de l’extérieur. Cependant depuis plusieurs années, j’ai changé ma façon de consommer la mode. J’achète moins mais de meilleure qualité. Et depuis j’ai des pièces dans ma garde-robe qui datent de plusieurs années et qui sont impeccables.

Comment pourrait-on faire de la rue un safe space, ou tous.tes peuvent s'exprimer librement ?

En enlevant les préjugés, les stéréotypes et les discriminations. Je pense que c’est la société elle-même qui se rend unsafe. L’enfer c’est les autres, et nous même. 

 

La pièce ou l'accessoire fétiche de ta garde-robe ?

 

Une montre que mon père m’a offerte et un bracelet pour lequel mes amis se sont cotisés pour mes 25ans. Je les porte toujours et ils ont une valeur sentimentale très forte. Ils sont chics, discrets et intemporels.

 

Quel est l'élément "glitz & glam" de ton look ?

 

J’ai un look très monochrome et classique. Donc je pense que l’élément Glitz & Glam de mon look est l’association de la tradition avec la fantaisie plutôt que l’excentricité. Il est donc subtil et discret.

 

Dans quelle ville t'es-tu senti le plus safe ? Pourquoi ?

Paris, c’est pour ça que j’y suis toujours. Pour moi, c’est une ville où tu peux vivre comme un caméléon. Même si la société est plus traditionnelle qu’autre part, il est toujours possible de s’exprimer de façons différentes. C’est une ville mode qui est aussi habituée à voir différents styles. Je pense que les grandes villes sont toujours vues comme plus dangereuses mais je ne pense pas qu’elles le soient plus qu’autre part. C’est juste qu’il y a plus de population.

 

Une chanson qui booste ta confiance en toi ?

Hold on de Wilson Phillips.

Vous pouvez suivre Antoine sur Instagram !

©2019 adecerjat

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